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Galerie Ceysson & Bénétière

42000 Saint-Étienne

Pour célébrer ses 20 ans, Ceysson & Bénétière Saint-Étienne présente, du 6 mars au 23 mai 2026, une exposition retraçant les 60 ans de carrière de Claude Viallat, premier artiste exposé par la galerie dans cette même ville il y a deux décennies.

Extrait issu du texte Claude Viallat : sa Forme a soixante ans de Bernard Ceysson

« Cette exposition est une exposition thématique. Mais, c’est une exposition qui ne peut l’être vraiment. Peut-être, est-il temps de ne plus ressasser la vulgate Supports/Surfaces ? Peut-être est- il temps de prendre en considération les supports : tissus imprimés d’ameublement et de mode ? Peut-être est-il temps de se focaliser sur les bâches, agents de l’activité économique urbaine : bâches militaires, de camions, de cafés, bannes de protection solaire de l’habitat ou du commerce ? Si une étude de ce type était entreprise, elle montrerait certainement l’implication de l’art de Viallat dans la vie courante. En détournant ces divers tissus, lorsqu’ils sont usés, relégués dans les rebuts et les déchets de la vie urbaine, pour les peindre, y apposer sa Forme qualifiante, édifiante, dans le champ de la production et de la consommation artistique, il les esthétise avec leur passé, leur vécu, leur histoire. Et ce faisant, comme le voulait Walter Benjamin, il affecte à son art une dimension politique en se gardant bien d’esthétiser le politique. Une telle étude montrerait vite la nécessité et l’urgence d’études plus fouillées et approfondies de la Forme. Elle est, cette Forme, l’agent actif, transformateur qu’a mis au point Claude Viallat pour « changer l’art ». Réénergiser une modernité défaillante. Ouvrir une brèche dans un système de l’art à bout de souffle.

C’est le chemin que veut frayer cette exposition en mettant en exergue des œuvres produites, faites avec cette Forme, par cette Forme, depuis 1966 jusqu’à 2026. Une ou deux voire trois «toiles» pour chacune de ces soixante années nous donneront à voir que répétée, répétée et répétée, la Forme est présente dans chacune des formes, dont aucune n’est semblable à une autre, apposées et peintes à l’aide de deux types de pochoirs : un plein et un évidé. Le choix de l’un ou de l’autre induit un travail de peinture lié à une même pratique. Mais, le choix de l’un ou de l’autre oblige l’artiste à appliquer une pratique spécifique. Telle quelle, chacune de ces formes est comme une empreinte, un marquage, dont la source pourrait être cette application par les conscrits de la marque de leur classe d’âge, à l’aide d’un fer à marquer les taureaux dans les manades, sur les encadrements des embrasures des portes des maisons rurales occitanes. On a bien signalé dans de nombreux textes la variété, innombrable, des déclinaisons d’une Forme matricielle, source, idéelle, idéale, conceptuelle. Mais, il y a bien eu une forme première – un « prime object » pour faire référence à George Kubler. On a signalé la nature proliférante de ces formes, de la Forme donc, et ses déclinaisons paradigmatiques inépuisables. Mais, il n’y a pas de possibilités, semble-t-il, d’établir une chronologie évolutive car les variations vont et viennent au gré de la volonté de l’artiste. Bref, l’évolution de la forme, des formes, n’est pas darwinienne. Proposer une typologie classificatrice serait-elle chose vaine et non fondée ?

La Forme a été assimilée à un osselet, à une fève, à la schématisation d’un corps de taureau, à celle d’un corps de taureau et d’un corps de femme conjoints et, évidemment, à une éponge. Aucune de ces assimilations n’est rejetable. Aucune, toutefois, n’est recevable. Des symboliques et des jeux de signifiés que ces suppositions ont injecté dans la Forme rien n’est à refuser, à négliger, à escamoter. Ces suppositions ne sont pas non plus suffisantes. Sont-elles nécessaires ? D’autant que si la Forme est une représentation de l’une des formes organiques naturelles évoquées, voire d’une forme artificielle, alors Viallat ne serait-il qu’un peintre réaliste, un dessinateur de motifs pour tissus et papiers peints ? Tels ces manufacturiers recopiant des scènes galantes à la Boucher pour l’impression de toiles de Jouy par exemple ? Pourtant, l’on est en droit de postuler – je m’y hasarde – que le caractère unique de chaque avatar de la Forme fait qu’aucune des formes peintes par Claude Viallat n’est un motif ornemental.

Nous sommes, saisis et, en même temps, élevés, par ces surpassements voulus, conscients et réussis, de ce vertige où nous emportait l’art de Matisse, entre autres. Et où nous emporte, celui, unique, de l’art de l’un des plus grands coloristes de tous les temps. Celui de Claude Viallat ! »

Bernard Ceysson, 2026

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