A 17h00
Durée 1h, 30 pers. max, participation libre.
Seul en scène Emmanuel Weber Comédien et metteur en scène
Dragons, mystères et tarte aux pommes
Une heure au moyen-âge à Saint Evroult
1400, Abbaye de Saint Evroult. La Guerre de Cent Ans continue d’opposer l’Angleterre à la France, la peste noire, arrivée par la route de la soie, a causé des ravages de l’Orient à l’Europe entière quelques années plus tôt. C’est dans cette France morcelée et secouée par diverses crises politiques que se déroule Dragons, mystères et tarte aux pommes.
Un marchand, appelons-le Clothaire, est de retour d’un voyage débuté dix ans plus tôt. Parti vers les Indes et la Chine dans l’espoir d’y faire fortune il revient dans le village où il est né. Il frappe à la porte de l’Abbaye, y demande l’hospitalité. A l’assemblée qui l’accueille (ce sont nos spectatrices et spectateurs), il raconte son enfance alentours, non loin de cette abbaye où son oncle était moine et comment le temps liturgique rythmait alors l’existence.
Vient ensuite le récit de son voyage, fait de découvertes de pays tels que l’Egypte, l’Inde, la Perse, et des choses vues, parfois merveilleuses. Car il a vu, dit-il, une femme changée en dragon, visité un pays « où les escargots sont si grands qu’on pourrait loger plusieurs personnes dans leur coquille comme dans une petite maison ».
Parti par la terre il revient par la mer, accoste à Marseille, gagne Paris avant de rejoindre la Normandie. Il est fait prisonnier par une de ces bandes de brigands, des « bandes de routiers » qui sévissent alors sur les routes. Heureusement pour lui, le chef des brigands est une femme, Hermine. Unis par l’amour il passe plusieurs mois avec elle, puis se résout malgré tout à rejoindre sa terre natale, promettant à sa bien-aimée brigande de revenir au plus vite.
Riche du souvenir d’Hermine qu’il compte retrouver, il récite des vers du poète Pétrarque.
Retour à l’Abbaye. S’il n’a pas fait fortune, notre voyageur a néanmoins glané au cours de son périple moult objets « exotiques ». Il sort ainsi de son sac, tantôt une étoffe de soie, des turquoises, des épices, une carte marine, le dessin de la nef sur laquelle il s’embarqua. Chacun de ces objets et prétexte à une nouvelle anecdote. Le voyage continue, et ce moyen-âge, période de violence et de fracas, est aussi l’âge de découverte des beautés du monde.
Enfin, avant de nous séparer, nous partagerons une recette de Taillevent, maître queux s’il en fut au XIVème siècle ; sa fameuse tarte aux pomme par exemple.
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