À l’heure où les prisons sont pleines au-delà de leur capacité d’accueil (85 000 personnes détenues en France au 1er juillet 2025, pour 62 509 places), sans que l’on observe un quelconque effet sur le taux de criminalité, une dramaturgie nouvelle s’est mise progressivement en place pour servir d’épouvantail : la submersion des narcotrafiquants.
« Les narcoracailles sont partout » assénait récemment Bruno Retailleau, pour justifier un arsenal judiciaire de plus en plus répressif.
La « guerre au narcotrafic » va jusqu’à servir de prétexte aux visées impérialistes de Donald Trump.
Cette dérive de plus en plus partagée au sein de l’écosystème politico médiatique, ne questionne jamais les causes de cette délinquance. Les pourquoi le narcotrafic, pourquoi des gens tombent dans l'addiction, sont écartés au profit de la mise en avant des "coupables".
Stratégie facile qui évite de s'apercevoir des vertus de la délinquance pour le système capitaliste et les états, bien au-delà de ce que l’on peut imaginer.
Mais quelle réalité se trouve derrière ces mots ?
Afin de pouvoir déconstruire ces récits et en parler plus sereinement avec ceux qui partagent ces visions "faciles", nous vous invitons à échanger lors de notre prochain Café Diplo à partir de l'article de Laurent Bonelli, paru dans le numéro de novembre 2025 du Monde Diplomatique.
Jeudi 22 janvier à 19h au Café d'abord de l'Asco - 104 av. Anatole France
Source : Open Agenda
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