L’archéologie ne se limite pas qu’aux murs et aux artefacts : les jardins sont aussi essentiels pour comprendre notre passé. Les paysages, les sols et autres traces végétales révèlent une dimension souvent oubliée de l’histoire et du patrimoine : celle du vivant, du sensible et de l’aménagement des espaces. Cette conférence d’Anne Allimant-Verdillon est l’occasion de découvrir pourquoi les jardins sont de véritables archives à ciel ouvert. L’archéologie permet aujourd’hui de reconstituer ces espaces disparus et de mieux comprendre leur rôle dans l’histoire.
Anne Allimant-Verdillon, ancienne pensionnaire à l’Académie de France à Rome (Villa Médicis) est titulaire d’une maîtrise d’Histoire de l’Art et Archéologie, d’un DEA d’Histoire et d’un diplôme sur les Jardins Historiques et Paysages. A l’origine du développement de l’archéologie des jardins en France, elle a fouillé ou étudié une trentaine de jardins depuis 1993 (Touvet, Bâtie d’Urfé, Maulnes, La Motte-Tilly, Riveau, Méréville, Le Pradel, Albertas, Villa Borghèse (Rome), Domaine du Coscro, Tuileries, Palais des Papes, Parc Buffon à Montbard, etc. Conjointement à son activité d’historienne et d’archéologue, elle contribue à la formation de nombreux acteurs du patrimoine (architectes, paysagistes, personnels administratifs…) et enseigne régulièrement dans le cadre universitaire. Elle est également chercheuse associée au Centre de ressources en botanique appliquée.
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