A 18h30
35 € / Tarif réduit unique 15 € (pour les jeunes, les demandeurs d'emploi, et les personnes en situation de handicap)
Cette soirée placée sous le signe des amours fugitives débutera par la reprise du succès d’octobre 2024 au Capitole de Toulouse, Don Juan dans la version chorégraphique d’Edward Clug. Si quelqu’un a eu une pléthore d’aventures amoureuses éphémères et fugaces, c’est bien Don Juan Tenorio, l’Abuseur de Séville… Avec pour fil rouge la flamboyante partition éponyme de C. W. Gluck, ce Don Juan parvient à allier l’ancien et le nouveau et à faire ressortir ce qu’il y a d’universel dans ce drame du Siècle d’Or espagnol. Edward Clug donne à voir le mythe par une allégorie dansée qui fusionne éléments de la tradition et esthétique néoclassique et contemporaine, traitant ainsi l’histoire de manière symbolique, non sans une pointe d’humour.
Lorsque nous avons appris le décès à l’âge de 93 ans du chorégraphe néerlandais Hans van Manen, le 17 décembre 2025, il venait à peine de signer le contrat qui l’engageait à remonter deux de ses ballets pour le Ballet de l’Opéra national du Capitole. Ainsi, cette série de représentations sera un vibrant hommage à l’un des chorégraphes majeurs du XXe siècle, auteur de plus de 150 oeuvres. Hans van Manen marque d’une empreinte indélébile le paysage chorégraphique des Pays-Bas en jouant un rôle fondamental dans ses deux plus grandes compagnies : Het Nationale Ballet, consacré au ballet et à la danse classique, et le Nederlands Dans Theater, dédié à la création contemporaine et fondé en 1959 à La Haye. Hans van Manen sera de l’aventure de ce petit groupe d’artistes désireux de danser autrement et de s’engager sur d’autres chemins de création. Au ThéâtredelaCité, qui nous accueillera pour cette série de spectacles, les deux ballets qui seront présentés, Two Gold Variations et Cinq Tangos, s’intéressent à la figure du double et aux relations entre les hommes et les femmes. Sur un concerto du compositeur d’avant-garde Jacob ter Veldhuis, Two Gold Variations séduit le public d’aujourd’hui avec ses danses athlétiques, mystérieuses ou telluriques. Avec Cinq Tangos qui clôture la soirée, sur des compositions d’Astor Piazzolla, Hans van Manen associe les figures de la danse argentine à la technique des pointes. En utilisant le phrasé néoclassique, il lance aux danseurs le défi de conjuguer virtuosité et caractère, spontanéité et retenue, profane et sacré… sur les rythmes surprenants et contrastés de cette musique « à fleur de chair et de larmes ».
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