C’est autour du concept « défricheuses / défricheurs » que la 16ème édition du festival « Danses et Continents Noirs » conclut le thème « correspondance(s) » initié la saison dernière. L’occasion de traverser le parcours de personnages peu connus du grand public, et dont le travail est le travail à préparé et facilité le terrain aux nouvelles générations. Citons par exemple Elsa Wolliaston que nous aurons le plaisir retrouver sur la scène de la Fabrique et dont la carrière a été honorée par la création récente d’un prix éponyme. Il sera cette année décerné à Irène Tassembédo dont le dernier spectacle sera présenté à l’Auditorium St Pierre des Cuisines. Avec le fond d‘archives de l’INA, ce voyage autour des défricheurs dépassera le cadre de la programmation « live » et nous emmènera plus loin dans le temps et l’espace. Pédagogie, recherche, création sont les trois directions originelles du festival auxquelles s’est ajouté depuis 2012 l’exploration et la découverte des « danses noires actuelles ». En réunissant dans sa programmation, avec le souci d’une grande égalité de traitement, toutes les formes de danses, « populaires » et « de création », toutes les pratiques, « amateur » et « professionnelle », ce sont bien sûr les publics que le festival veut réunir. En incitant les amateurs à sortir du studio, les danseurs du club et les artistes du théâtre, « Danses et Continents Noirs » travaille à déconstruire les frontières séparant les publics. Ce credo ‘chorégraphique’ est aussi, bien entendu, un credo politique. Comme nos partenaires, nous considérons que certaines questions d’aujourd’hui, ségrégation, intolérance, repli communautaire, nées du colonialisme et du post-colonialisme, nous concernent tous et non les seuls Afro-descendants. James Carles.
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