Avec ce solo, sobrement intitulé Dumy Moyi, François Chaignaud démontre qu’il est une revue à lui tout seul. Le chant, la danse dans un même espace temps constituent un music-hall miniature auquel Chaignaud ajoute un goût prononcé pour la parure ; ici costume et maquillage dorés et une coiffe démesurée. Le souvenir direct des cérémonies de theyyam, danses et musiques sacrées du Malabar en Inde a nourri cette évocation très personnelle d’une danse exotique à la manière dont les pionniers de la danse moderne ont pu l’incarner au siècle dernier. Prévu pour un groupe réduit de spectateurs, ce court spectacle agite les fondements d’une danse rituelle et universelle à l’actualité de la performance qui tend à faire du corps le lieu du sacré.
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