"Les Fourberies de Scapin ramènent le théâtre à sa plus simple expression : le langage. Les mots suffisent à mettre le monde en critique. Cette pièce à l’écriture épurée est une magnifique machine de théâtre. C’est une fable sociale où les « masques » sont ceux des codes de notre monde. Hypocrisie, naïveté, fourberie, indécence, insolence se mêlent et concourent à un ensemble parfaitement écrit, rythmé et ludique. Quand Molière écrit ses Fourberies en 1671, il se sait déjà malade et épuisé. Dans Scapin il n’y a rien en trop : c’est vif, drôle, percutant, direct. Il y a même quelque chose de magique dans l’enchaînement des scènes ; Scapin est cette figure de grand faiseur qui claque des doigts en enchaînant les fourberies. Il y a une chose fascinante chez ce Scapin qui fait intrigue et théâtre de tout : rien dans les mains, rien dans les poches, tout dans les jambes et dans la bouche ! Du théâtre à cent à l’heure, des solutions immédiates à chaque problème posé." Laurent Brethome
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