- NATAS LOVES YOU
Natas Loves You. Natas pour un Satan lu à l’envers. Dissipons d’emblée les malentendus : n’y voyez pas de penchant malsain pour des contes diaboliques, mais plutôt un amour pour les jeux de mots et la pop fédératrice. Afin de convaincre les sceptiques, le groupe s’est même inventé des genèses improbables : un hommage au skater Natas Kaupas, une passion pour la crème dessert (« natas » en espagnol)... « Nous avons choisi ce nom avec légèreté à nos débuts, sans penser à un plan de carrière précis, raconte Virgile, le bassiste. Dans les mauvais moments, nous n’avons pas pu nous empêcher de penser que c’était une malédiction ! » Nous, on parlerait plutôt de bonne étoile. À peine débarqués à Paris, Natas Loves You remplissait une Maroquinerie grâce au seul bouche-à-oreille et à un public déjà acquis à sa cause.
- KID FRANCESCOLI
With Julia, c’est d’abord l’histoire d’une rencontre amoureuse : celled e Mathieu Hocine (Kid Francescoli) et de Julia Minkin. C’est aussi l’histoire d’une complicité musicale, née à New York grâce à l’entremise d’amis communs. C’est enfin l’histoire d’une rupture, celle qui a donné naissance à ces neuf morceaux drôlement futés, empreints de mélodies pop, de spleen léger, de folktronica voluptueuse et d’orchestrations synthétiques.
Ce mélange des genres, c’est d’abord dans Blow up que Kid Francescoli et Julia Minkin le mettent en œuvre, maniant aussi habilement le chant raffiné que la ritournelle accrocheuse. Avant de se faire plus sophistiqués et de dresser par la même occasion des ponts imaginaires entre les arrangements luxueux de Air et les symphonies baroques d’Ennio Morricone (Italia 90). Ou comment deux petits cœurs brisés donnent envie d’être heureux pour la vie.
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