Félix Mendelssohn (1809-1847) Symphonie pour cordes n°1, Frédéric Chopin (1810-1849) Concerto pour piano n°2 opus 21 en Fa mineur, Charles-Valentin Alkan (1813-1888) Concerto opus 10 n°2 en Do dièse mineur. Frédéric Chopin, l’enfant prodige, compose dès l’âge de 7 ans deux petites « polonaises » pour son instrument, le piano. C’est d’autant plus remarquable que sa formation musicale n’a débuté qu’un an plus tôt, sous la houlette d’un violoniste admirateur de Bach, Haydn et Mozart qui gagne sa vie en donnant des leçons de piano aux familles aisées de Varsovie. Il semble que ce professeur ait été très peu « dirigiste », au point que certains prétendent que Chopin est quasiment autodidacte. Quoiqu’il en soit, le petit pianiste virtuose fait, à l’égal du jeune Mozart, une si forte impression que sa notoriété s’étend très rapidement jusqu’à l’aristocratie, gage d’une future carrière exceptionnelle.
Si la musique n’a pas attendu Chopin pour savoir varier le Tempo à l’infini, c’est bien ce compositeur qui fait l’utilisation la plus magistrale du « tempo rubato », autrement dit le « temps volé », manière qu’ont les musiciens d’étirer la matière sonore pour l’inscrire dans un temps qui n’est pas le tempo initial sans pour autant induire un nouveau tempo.
Nous profitons de la célébrité de Chopin pour vous faire découvrir un autre immense pianiste compositeur qui fut l’un de ses amis, Charles Valentin Alkan, injustement tombé dans l’anonymat. Sa musique est brillantissime, et comme toujours quand il s’agit de musique française, l’émotion se cache dans la sophistication de l’expression.
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