Direction, Gilles Colliard.
Ludwig van Beethoven (1770-1827) Septuor pour cordes et vents en Mi bémol majeur opus 20, Pour violon, alto, violoncelle, contrebasse, clarinette, cor et basson, Josef Suk (1874 -1935) Sérénade pour cordes op 6 en Mi bémol majeur.
« Ce n’est pas pour vous, c’est pour les générations futures » s’écrie Beethoven à l’issue d’une répétition !
Il se sait incompris, mais il est certain de son génie. Il est peut-être le premier compositeur à développer cette conscience et à l’affirmer tout haut. Avant lui, Bach se considère comme un artisan au service de Dieu, et Mozart lui-même si conscient de sa valeur n’a pas cette sublime arrogance qui caractérise la fureur beethovénienne. Le Prince Lichnowsky lui enjoint-il de jouer du piano pour les officiers de Napoléon que le voilà qui refuse en rétorquant « Des princes, il y en a et il y en aura encore des milliers. Il n’y a qu’un seul Beethoven ». Le septuor que nous vous proposons d’écouter est encore empreint d’élégance classique, mais l’esprit novateur du compositeur y transparaît sans peine. Haydn qui fut son professeur pour de très rares leçons au cours desquelles aucune sympathie ni affection ne naîtra entre les deux hommes lui écrit « Vous me faites l’effet d’un homme qui possède plusieurs têtes, plusieurs cœurs, plusieurs âmes ».
Josef Suk quant à lui est reconnu comme l’un des grands violonistes virtuoses du XIXe siècle. Elève de Dvorak, sa Sérénade pour cordes est dans la même inspiration que la célèbre sérénade de son maître mais aussi beau-père.
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