Présences Vocales est un cycle présenté par le théâtre Garonne, Odyssud, le théâtre du Capitole et éOle.
Luigi Nono dédie un chant intense, comme suspendu dans le silence, aux disparus d’Argentine durant la dictature militaire (1976-1983). Son engagement ne réduit en rien l’exigence musicale, accroît au contraire la responsabilité du créateur. Mathias Spahlinger qui ne conçoit pas l’esthétique séparément d’une réflexion politique compose à la mémoire de Salvador Allende, une sorte de requiem d’une force presque documentaire, qui ne nous laisse pas trouver l’apaisement à moindre frais. Musique qui ne renonce pas à réfléchir sur son temps et à y intervenir avec ses moyens propres pour un constat lucide cependant toujours porteur d’espoir. Les poètes qui savent aussi qu’il faut «?commencer au commencement, encore et encore?» posent du cœur de leur expérience de redoutables questions. Un des plus dérangeants d’entre eux, W. S. Burroughs, inspire à Olga Neuwirth une musique sauvage et belle. Wolfgang Rihm recueille en un rituel vocal magique les rythmes hallucinés du poète-chaman Antonin Artaud.
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