Marwan Makhoul est l’une des voix majeures de la poésie palestinienne contemporaine. Le voici à Toulouse à la Cave Poésie pour une rencontre événementielle. En France, il est traduit de l’arabe par Chakib Ararou et publié par les éditions La Kainfristanaise qui sont présentes sur le Bazar littéraire. Par ces temps où les récits se brouillent, où les voix sont étouffées, la poésie demeure une énergie singulière, non pour panser seulement, mais pour nommer le désastre et maintenir, malgré tout, l’horizon fragile de l’espérance. La poésie peut encore être cette parole qui transmet ce qui tremble, ce qui résiste, ce qui tient dans l’instabilité du monde.
Le temps est écoulé
ne t’attarde donc pas dans le ventre de ta mère, mon fils, viens vite
non pas que je m’impatiente
mais c’est la guerre, et je crains que tu ne voies pas ton pays, comme je le voudrais
Ton pays n’est ni terre ni mer prophétisant notre sort et qui meurt ton pays c’est ton peuple, viens le connaître avant que la bombe ne le défigure et ne m’envoie ramasser ses débris
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