Je crois que pour monter une pièce clas- sique aujourd’hui il est nécessaire d’in- terroger la frise du temps qui la relie au présent. Trouver la clef dramaturgique qui justifie l’urgence de monter Bérénice fut pour moi assez évident : nous vivons dans une société où la presse à scandale, qui relate les folles et banales histoires des puissants de notre monde, vend chaque semaine un peu plus de papier. Voilà pourquoi Bérénice est une pièce contemporaine. Elle ne fait que raconter de manière plus poétique ce que nous pouvons observer au quotidien dans différents médias. Bérénice, Titus et Antiochus auraient pu s’appeler Carla, Cécilia, Nicolas, Sylvio, Barack ou Dominique.
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