Rachmaninov, Beethoven, Monk, Schönberg : Meg Stuart s’empare de grands noms de la musique classique et contemporaine, et de certaines de leurs oeuvres les plus célèbres. « Faits pour durer » (Built to Last), ces canons musicaux deviennent autant de
terrains de jeux pour les cinq interprètes. Ici on démonte, on remonte différemment, on détourne et on invente en permanence, et il apparaît au fil de tableaux souvent burlesques, enchaînés sans logique apparente, que tout est modulable – les corps, la danse, les états de conscience et même la scénographie (c'est surprenant tout ce qu'on peut faire avec un squelette de dinosaure réassemblé n'importe comment...). Ironiquement, Built to Last rend à ces monuments du passé une énergie inattendue, et en révèle du même coup la belle et étrange fragilité.
Chez Meg Stuart, même l’éternité est éphémère...
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