La scène offre une perspective fuyante arrêtée par un piano. Il est là, en costume blanc. Puis surgit de l’autre côté. On le verra seul ou multiple, toujours insaisissable, échappant à la pesanteur, frôlant le danger et les bosses, tantôt homme, tantôt pantin. Un corps en caoutchouc volatile et burlesque qui résiste à toute identification, assignation ou résidence. Il se perche à des hauteurs inattendues, invente des contorsions improbables, dérobades et esquives pour éviter de se prendre le monde sur la gueule tout en déployant des histoires. Un corps poétique jusqu’au vertige.
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