Le premier, plutôt gentil et ingénu, ouvrier dans une usine de produits chimiques, affronte de sérieux problèmes de santé, enfermé à la maison. L’autre, taciturne et méfiant, toujours en vadrouille, se livre à de louches et mystérieux trafics. Ils parlent peu. La logique convaincante de Nunzio envoie paître les banalités quotidiennes ; les sèches réponses de Pino font voler en éclats l’envie de parler.
Entre mélodrame et surréalisme, cet équilibre singulier, non dénué d’ironie caustique et tendre, laisse entrevoir le chemin ténu, pudique et rude, menant ces deux êtres en marge de la vie, révoltés chacun à sa façon, de la solitude vers la chaleur d’une amitié.
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