Ce nouvel accrochage se veut être une critique ludique et poétique de l'exotisme. Elle est conçue comme un dialogue entre des oeuvres et des artefacts issus du fonds Cordier et des oeuvres d'artistes contemporains - issues pour la plupart de la collection des Abattoirs - dans une perspective clairement postcoloniale. Riche d'objets relevant des "arts premiers" comme de productions d'artistes modernes ou contemporains, partageant un certain "primitivisme", la collection de Daniel Cordier déposée par le Centre Pompidou aux Abattoirs constitue - par ses choix et rapprochements au service d'une pensée plastique "sauvage" - un discours historiquement et socialement situé dans l'histoire de l'art et de la pensée occidentale (même si c'est principalement pour en prendre le contre-pied). Si elle ne se dit pas comme telle, si elle n'en partage pas les traits évolutionnistes et universalistes, la pensée formelle de la collection Cordier n'échappe pas complètement, cependant aux ambiguïtés de la sensibilité exotique née dans le sillage du colonialisme. En trois temps, respectivement consacrés au retournement poétique des pratiques d'ordonnancement occidental du savoir, à la représentation des corps et, enfin, aux stratégies et réflexes d'anthropophagie culturelle, ce nouvel accrochage (pensé par Loïc Diaz-Ronda, responsable de la programmation culturelle, et Guillaume Blanc, chargé de documentation) se veut être une critique ludique et poétique de l'exotisme. Elle est conçue comme un dialogue entre des oeuvres et des artefacts issus du fonds Cordier et des oeuvres d'artistes contemporains - issues pour la plupart de la collection des Abattoirs - dans une perspective clairement postcoloniale.
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