En 60 ans d’existence, le jeu vidéo a exploré d’innombrables directions. Il s’est forgé son propre vocabulaire (gameplay, playtests, balancing…), a donné naissance à une multitude de genres et a investi les terrains de sport, les champs de bataille ou encore les univers fantastiques. Mais malgré cette diversité, il demeure le plus souvent du côté de l’imaginaire. Il propose des « power fantasies » qui promettent à la joueuse de devenir plus forte, de triompher des obstacles et, le temps d’une partie, d’investir un monde où reprendre le contrôle des événements semble enfin possible.
Les « jeux du réel » proposent modestement de remettre en question cet horizon. Partant du principe qu’il n’existe aucun sujet qui ne puisse devenir un objet de jeu, ils explorent les relations entre jeu et réalité, entre fiction et simulation, entre documentaire et « fun ».
Dans cette intervention, Florent Maurin présente les cinq projets développés par The Pixel Hunt, d’«Enterre-moi, mon amour », qui raconte l’exil d’une jeune Syrienne, à « Ithaca », un jeu de rôle en forme de road trip consacré à la résistance climatique. Il revient sur sa méthode de conception, décortique les processus créatifs du studio et interroge la manière dont le public reçoit ces objets ludiques non identifiés.
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