La carte postale est ici envisagée comme un objet ambigu : à la fois souvenir, image de circulation et archive. Associée à l’imaginaire de l’été, elle véhicule des paysages stéréotypés et une vision idéalisée du monde, transformé en images reproductibles, consommables puis jetables.
Dans l’exposition, ces cartes postales quittent leur statut d’images plates et circulantes. Déclinées en céramique, agrandies ou déplacées dans l’espace, elles deviennent des objets sculpturaux, mais aussi des supports de résistance et de récits marginalisés. Les motifs familiers qu’elles convoquent : plages, couchers de soleil, figures animales populaires, apparaissent alors comme des constructions visuelles façonnées par des logiques de consommation et de désir.
Bois, céramique, textile, images, bibelots, 2026.
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