A 10h00
Le Dream land forme un réseau invisible qui couvre toute l’Australie. Les aborigènes célèbrent, chantent, dansent, miment et peignent (ce qui pour eux est avant tout un acte spirituel) ces Chemins du Rêve. Ils incarnent ainsi l’esprit ancestral créateur du lieu (dans son acception première et topographique), réactivant l’énergie créatrice tutélaire. Ces peinture sont entretenues afin de conserver l’énergie et la magie des lieux sacrés, pour que la vie puisse continuer sur terre. Elles tissent et rendent visibles lors de cérémonies religieuses pour initiés, les liens invisibles qui relient humains, animaux, plantes pour composer un univers harmonieux et durable.
Anne Carlier découvre l’Art Aborigène lors d’une exposition au centre culturel de l’Abbaye de Saint-Riquier, dans la Somme. Elle est fascinée par ce monde de lumière, couleurs, et de vibrations.
Loin de l’appropriation culturelle, elle réinterprète ce language intime aux paysages qui l’entourent, mêlant histoire, géographie et art, dans des toiles qui rendent palpables l’histoire des guerres mondiales notammant la première qui se sont inscrites dans la terre de Picardie.
Elle aborde aujourd’hui au delà des toiles les supports végétaux, principalement le palmier (écorces, tiges de feuilles) car le traditionnel eucalyptus est trop rare sous nos climats et minéraux.
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