Dans le cadre du festival un Doua De Jazz


Nouvelles Éditions de Films, Gaumont, 1958
L’anniversaire des cent ans de Miles Davis offre l’occasion de se pencher sur la contribution du jazzman au septième art à travers l’enregistrement mythique, dans la nuit du 4 au 5 décembre 1957, de la bande originale du film de Louis Malle, Ascenseur pour l’échafaud.
Cette adaptation d’un roman policier de Noël Calef est le premier long métrage de fiction de Louis Malle qui a alors 25 ans. Deux amants diaboliques joués par Jeanne Moreau et Maurice Ronet, l’atmosphère des nuits parisiennes au cœur des années 50, un meurtre, un ascenseur en panne et bien sur la musique de Miles Davies tissent l’intrigue de ce film noir. Grand succès à sa sortie, il reçoit le Lion d’or à Venise, le prix Louis-Delluc et sept Césars, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur.
« Autour de Miles Davis sont réunis Kenny Clarke à la batterie, René Urtreger au piano, Pierre Michelot à la contrebasse et Barney Wilen au saxophone ténor. Pour chacun des participants, enregistrer en direct une musique de film est une expérience inédite. Louis Malle projette des extraits d’Ascenseur pour l’échafaud : la scène du motel de Trappes ; l’errance de Jeanne Moreau dans la nuit parisienne ; Maurice Ronet prisonnier de son ascenseur, qui ressemble à un tombeau. Le réalisateur a expliqué qu’il ne voulait pas que la musique reflète directement l’action, qu’elle devait être en contrepoint de l’image. Jeanne Moreau est là aussi, qui sert des verres derrière un bar improvisé, et prend la pose avec Miles et sa trompette pour quelques clichés eux aussi devenus mythiques. La magie, bientôt, opère. Miles Davis ne donne à ses musiciens que des instructions succinctes, ne leur demande de jouer que deux accords – ré mineur et do 7, quatre mesures de chaque ad libitum. » Centre national du cinéma et de l’image animée
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