Ravivez !
Cette zone de Villeurbanne est un vaste territoire façonné par les anciens bras du Rhône, les lônes. La nappe phréatique comme une vaste étendue souterraine est très affleurante, parfois à moins de deux mètres de la surface des terres.
Huit maisons de l'utopie castors (1945-1955) sont construites sur l’eau, et des balmes. Il a fallu faire des fondations de quatre mètres de profondeurs, à la pelle et à la pioche. Ils n’ont pas trouvé la roche, seulement du sable et des gravières.
Résistez !
C’est dans cet espace, traversé par l’histoire d’un pont qui n’a pas eu lieu, irrigué par la mémoire de ceux qui ont tenu, que deux artistes investissent une des maisons.
Réimaginez !
Jérôme Dupré la Tour et Élodie Tranchant, à l'occasion de ces JEP et en Résonance de la Biennale d'art contemporain, proposent une exposition autour d'un thème lié à ces auto-construction du Patrimoine Ordinaire, La peine de l’eau est infinie. À travers un ensemble d’œuvres plastiques et vidéo, ils explorent le rêve par ses bords : non pas le rêve triomphant, mais le rêve comme flux et comme absence, comme ce qui reste lorsque l’image se dérobe au réveil, quand la mémoire s’étiole, laissant des bribes flotter.
L’eau traverse l’exposition comme elle traverse ce quartier bâti sur les anciens bras du Rhône et ses lônes, pas comme obstacle mais comme passage.
Elle évoque une forme de fluidité : porosités entre ce qui a eu lieu et ce qui aurait pu être, témoignant et transmettant cette mémoire collective.
En résonance avec la Biennale d'art contemporain de Lyon 2026
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