Robert Mallet-Stevens a été considéré comme l’architecte d’une riche bourgeoisie ancrée dans la modernité. De 1921 à 1932 il reçoit la commande de villas élitistes, dont deux sont ouvertes au public. Pendant les années de crise économique, de 1932 à 1939, Robert Mallet-Stevens propose de nombreux autres projets, destinés à une clientèle plus large, qui n’aboutissent pas. L’hostilité de Sigfried Giédion, le maître à penser de toute une génération du Mouvement Moderne, son apparence extérieure de dandy, sa mort en 1945 avant la reconstruction lui ont collé une étiquette d’architecte décorateur au service d’une élite éprise d’une fausse modernité.
Marc Isch-Wall traitera en conclusion les années de crise économique, au cours desquelles Robert Mallet-Stevens cherche à se défaire de cette image qui lui colle à la peau. C’est la recherche en histoire de l’architecture qui lui permet de sortir de l’oubli après 1980. Cette présentation reprend les arguments de la recherche moderne, et plus particulièrement celle de Richard Klein, pour rétablir la place de Robert Mallet-Stevens parmi les grands architectes du XXème siècle.
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