A 20h30
TARIFS DE 10 à 14€
Inspirée par le flamenco et les récits populaires espagnols, Luz Arcas s’appuie sur la figure de la chèvre pour explorer un corps à la fois outil de travail et objet de spectacle. Dans Mariana, les gestes hérités deviennent langage, porteurs d’une mémoire entre contrainte, endurance et puissance expressive.
Dans Mariana, Luz Arcas s’inspire des animaux femelles présents dans les campagnes espagnoles – mule, jument, ânesse, chèvre – à la fois utilisés pour le travail et mis en scène lors des fêtes populaires. C’est à partir de cette mémoire vernaculaire que l’artiste imagine Mariana, troisième volet de son Ciclo de los milagros. Mariana, c’est le nom de la chèvre qui accompagne le gitan errant, dressée pour divertir, de l’ânesse usée par le labeur, de la bête qui nourrit, porte, endure, qui travaille jusqu’à l’épuisement. À partir de cette figure, la chorégraphe espagnole compose une pièce où le corps s’enracine dans une profondeur ancienne, traversé par la peur, le désir, l’effort, la fatigue, l’élan vital et l’ombre de la mort. Aux côtés de la danseuse, cinq chanteur·euses et musicien·nes prolongent et amplifient chaque geste, portée par le chant flamenco, les percussions, la guitare et les palmas, jusqu’à faire de la scène un espace de catharsis et d’incarnation. Entre théâtre, danse, rituel et abstraction, Luz Arcas compose une célébration rugueuse du vivant, incarnée par une physicalité libre, dense et incandescente.
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