Dans la nuit, elle cherche quelqu'un à qui parler. Quelqu'un pour la voir, enfin. Peut-être vous.
Seule en scène, une femme traverse la nuit et s'accroche aux mots pour survivre, ne surtout pas disparaître. Trempée de pluie et de sueur, elle raconte sa solitude, son errance, ses luttes et cette foutue pluie qui la suit partout. Dans cette traversée nocturne, urbaine, elle fait de chaque mot un fragment de nuit, un poème du manque et du désir de l'autre.
Adapté de "La Nuit juste avant les forêts" de Bernard-Marie Koltès, "Juste la nuit" en propose une traversée au féminin. Une femme en marche, exposée à la menace et aux regards, livre une parole urgente, physique, qui déborde. Au coeur de l'expérience, les spectateur·ices, équipé·es de lampes torches, dessinent la présence de Léa Dumont, – fragment par fragment.
"Juste la nuit" fait ainsi surgir de l'ombre une parole politique et intime, à la fois manifeste et confession. Entre tension, humour et fragilité, ce seule-en-scène interroge notre époque : comment parler quand le monde déborde déjà de mots ? Comment être entendu ? Et surtout, – comment continuer à croire en l'autre ?
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