Du tableau à la photographie de paysage, comment cadrer un morceau de nature ?
« La photographie est si rigoureusement fidèle à la réalité optique qu'elle risque de détruire la conception que chacun se fait de la beauté » commente un…
La soif de l’image ne s’interrompt pas et depuis le XVIIe siècle, les inventeurs, les chimistes, les chercheurs essaient toutes sortes de moyen pour fixer l’empreinte lumineuse vue à travers la camera oscura. Ce n’est qu’à la fin du XVIIIe siècle que des chercheurs découvrent les capacités du chlorure d’argent à noircir à la lumière. En 1829, Nicéphore Nièpce trouve le moyen de fixer sur une plaque d’argent avec de la vapeur d’iode l’empreinte lumineuse d’une vue de sa fenêtre. François Daguerre améliore le procédé et le dépose à l’Académie des Sciences en 1839. Le daguerréotype est une image unique d’une empreinte lumineuse sur un miroir d’argent. En 1840, William Fox Talbot invente le procédé du négatif/positif qui révolutionne le monde. Désormais, tout chimiste un peu aguerri a le pouvoir de reproduire des images du monde.
Ces images sont des photographies argentiques, des multiples réalisées par des tirages à partir de négatifs. Une autre révolution apparait avec l’invention de l’image numérique composée de pixels. Cette image matricielle est composée d’un pavage carré dont chaque élément appelé pixel est coloré selon un code.
Désormais la diffusion de l’image se fait de manière virtuelle et exponentielle. Mais ces images numériques sont-elles fidèles à la réalité ? Quelle réalité ?
conférencière : Catherine Koenig, historienne de l'art
Commentaires
Aucun commentaireUne question sur les horaires, l'accès ou le programme ? Envie de partager vos impressions ? Échangez avec la communauté By Night.