Faire parler les archives des non-alignés
Il a fallu la rencontre avec le documentariste de Tito – ex-dirigeant de la Yougoslavie – pour que l’artiste et cinéaste serbe tombe sur un trésor inexploité :…
Chignon gigantesque, grosses lunettes fumées et voix d’exception : vénérée comme une icône, la chanteuse Oum Kalthoum est coutumière des interprétations à la durée hors normes. « Alf leila wa leila » ,الف ليله وليله monologue amoureux dont les versions varient entre 30 minutes et plus d’1h30 est de celles-là, et provoque en concert le tarab, cette extase des sens, une communion parfaite entre l’artiste et son public. Accompagnée d’un véritable takht, orchestre arabe incluant violon, qanoun, oud et derbouka, Hatice Özer invente un spectacle inspiré des performances de celle qui fut surnommée « La Quatrième Pyramide d’Égypte ». Entre l’attente qui précède l’entrée en scène de la diva, la ferveur populaire et les murmures du public, le tarab a déjà commencé. Suspens propice à la rêverie, en forme de promesse.
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