Pene Pati
Voix Pene Pati est de ces chanteurs capables de se hisser à la hauteur de ses aînés. Pour que l’héritage soit tout à fait complet, il manquait une flèche au…
Opéra
Si la musique de Mozart possède la force rare de se conjuguer au temps de l’éternité, elle a aussi le pouvoir de parler à notre présent. L’oeuvre légendaire de Mozart, source de tous les fantasmes et de toutes les admirations, trouve dans la mise en scène de Stéphane Braunschweig, réalisée dans le cadre de la démarche « zéro achat » lancée par l’Opéra National de Bordeaux, un prolongement, une augmentation. La puissance dramatique de la musique y rencontre une catastrophe humaine où masse chorale et solistes s’unissent, dans un élan de résilience, pour résister à l’obsolescence programmée de la vie. Car dans le Requiem de Mozart, dans son Kyrie eleison (« Seigneur, prends pitié ») scandé par une foule agitée, dans les coups implacables du Rex Tremendae (« Ô roi redoutable »), jusqu’à la fugue finale qui emporte la scène dans un furieux tourbillon, se cache un message, à peine voilé : ici, on ne prie pas pour son salut. On l’exige.
Production Opéra National de Bordeaux
Ateliers de l’Opéra National de Bordeaux, dans le cadre de sa démarche « zéro achat »
Avec la contribution du Groupe Caisserie Bordelaise
Autour du Spectacle
Jeudi 21 janvier 18 h 30 : rencontre avec Georges Gagneré et Joseph Swensen, Grand-Théâtre
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