Marchons, déboulons , dansons !
En Guadeloupe, le déboulé carnavalesque s'inscrit pleinement dans le
rythme de vie des habitants. Chaque dimanche, de janvier à mars, ce
sont des milliers de personnes qui déambulent dans les rues pendant
plusieurs heures au son des tambours, en respectant des codes très
précis.
On y retrouve ainsi les fouettards, qui ouvrent l'espace, les porteurs
d'encens, les musiciens et le Mas , le groupe, qui danse parfois
lorsque la marche s'arrête. A la dimension inclusive et populaire, le
déboulé peut également servir d'espace de revendication politique ou
sociétale, sur une île où la question coloniale est encore très vivace.
S'appropriant les codes du déboulé, la chorégraphe Clémence Baubant
revisite ce rite de passage et ses figures carnavalesques, notamment
féminines, pour en faire un espace d'émancipation. Incluant une
dimension participative avec des amateurs du territoire, ce Déboulé est
une véritable immersion sonore et sensorielle dans son histoire, dans
ses racines et dans sa mythologie.
0 Commentaire Soyez le premier à réagir