A 10h00
Gratuit.
L’abbaye bénédictine de Charroux est fondée vers 783 par le comte Roger de Limoges et Euphrasie d’Auvergne, sous la protection de Charlemagne.
De précieuses reliques y attirent de nombreux pèlerins. En 989, l’abbaye accueille le premier concile de la Paix de Dieu, un événement déterminant pour la protection des biens et des personnes dans les territoires chrétiens. À partir de 1017 débute la construction d’une nouvelle église, dont le pape Urbain II consacre l’autel en 1096. Vers 1269, un triple portail gothique vient compléter l’édifice roman.
L’abbaye est pillée et saccagée pendant les guerres de Religion, en 1569. Elle avait déjà été fragilisée par les destructions de la guerre de Cent Ans et les malversations des abbés commendataires. Nommés par le roi à partir du XVIe siècle et jusqu’à la Révolution française, ces derniers percevaient les revenus de l’abbaye sans y résider.
Vendue comme bien national en 1790, l’église en ruines devient une carrière de pierres et disparaît progressivement au cours du XIXe siècle. Seule la tour-lanterne, achetée en 1801 par l’abbé Loiseau de Grandmaison, est conservée. Prosper Mérimée (1803-1870), l’un des premiers inspecteurs des monuments historiques, en interdit la démolition et assure sa protection dès 1846.
Léguée à l’État, l’abbaye de Charroux devient un monument national. Classée au titre des monuments historiques, elle est aujourd’hui ouverte au public par le Centre des monuments nationaux.
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