Arnaud Serré travaille principalement avec des dispositifs simples voir minimalistes mettant en scène un dialogue entre l'objet et l'espace dans lequel il se déploie.
Cette économie des moyens donne avec plus de relief une importance à ce qui se passe en dehors de l'objet, autour de lui.
La lumière très souvent présente, qui est à la fois matérielle et immatérielle, crée le lien entre l'objet et l'espace dans lequel elle prend toute sa place.
Les œuvres fréquemment immersives mettent les spectateurs face à leurs propres relations aux espaces et aux objets.
Alors témoins de jeu de lumière onirique et coloré ils font l'expérience sensitive d'une tentative de rendre l'invisible perceptible.
Très marqué par le mouvement de l'art cinétique et du GRAV (Groupe de Recherche d'Art Visuel), il a en commun cette volonté d'inclure réellement le spectateur en le confrontant à une expérience visuelle et plus largement sensorielle.
Sa pratique offre une forme de résistance aux nouveaux médias (sans pour autant en être une critique) échappant à la capture photographique et excluant quasiment tout mode de représentation. Seul l'expérimentation, la rencontre d'un espace, d'un objet et du spectateur est inévitable.
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