A 14h00
Faux, rumeur, erreur médiatique, propagande… Aujourd’hui, on parle de « fake news » ou d’« infox ». Ces mots semblent modernes, mais les fausses nouvelles traversent l’histoire depuis des siècles. Elles ont nourri les peurs, influencé les opinions et, parfois, infléchi le cours de l’histoire.
Pour l’historien, elles constituent une source à part entière, certes trompeuse, mais précieuse, à condition d’être examinée avec rigueur et esprit critique. Leur étude demeure complexe : souvent déformées, parfois orales, elles évoluent au gré de leur diffusion et des intentions de ceux qui les propagent. De nombreuses interrogations émergent : que disent-elles ? Qui les produit et pourquoi ? Comment circulent-elles, se transforment-elles ? Quels effets produisent-elles sur les sociétés ? Et comment sont-elles encadrées ou combattues ?
Si la collecte de sources fiables est au cœur du métier d’archiviste, cette exposition rappelle que l’histoire ne s’écrit pas uniquement à partir de témoignages sincères. Les fausses informations, tout comme les dispositifs mis en place pour les contrôler, constituent des matériaux essentiels pour comprendre les sociétés passées.
À travers une sélection de documents issus de leurs fonds, les Archives départementales de la Vendée vous invitent à explorer les mécanismes de la désinformation : un phénomène ancien, mais plus que jamais d’actualité, au cœur des enjeux démocratiques. Si le parcours s’inscrit dans une approche de longue durée, il accorde une attention particulière aux XIXe et XXe siècles, période marquée par une accélération sans précédent des processus de diffusion et de manipulation de l’information.
L’exposition inclut des encarts spécifiques dédiés au jeune public.
D’un point de vue graphique, la mise en forme s’appuie sur l’esthétique du glitch, issue des dysfonctionnements visuels des médias numériques. Décalages, altérations, fragmentations et perturbations deviennent ici des outils graphiques permettant de traduire les mécanismes de transformation de l’information.
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