Les musiciens de l’Orchestre National de Lille se réunissent en petit comité et célèbrent notamment le compositeur britannique Benjamin Britten, disparu il y a 50 ans, à travers un concert de musique de chambre consacré à des bijoux méconnus du XXe siècle, aux effectifs aussi rares qu’inattendus.
Œuvre de jeunesse composée à seulement 19 ans, le Phantasy Quartet (1932) révèle au monde le talent hors norme de Benjamin Britten. Il évoque le style du XVIIIe siècle, en faisant résonner des marches rythmées et une mélodie pastorale, clin d’œil assumé à la musique folklorique anglaise. Pièce de fin d’études pour la classe de clarinette basse du Conservatoire National Supérieur Musique et Danse de Paris, où elle a enseigné pendant 34 ans, 9’30 (1994) de Graciane Finzi (née en 1945) met en valeur les sonorités percussives (slaps) et chaleureuses de cet instrument, qui fusionne pendant un peu plus de 9’30 avec le timbre tout aussi grave et velouté du violoncelle.
Les six mouvements du Quintette en sol mineur op. 39 (1924) de Sergueï Prokofiev rappellent que cette œuvre a été écrite pour accompagner six scènes d’un ballet sur le thème du cirque intitulé Trapèze. Ritournelles populaires, galops effrénés et airs de clowns, tantôt rieurs, tantôt mélancoliques, se succèdent dans ce spectacle miniature, sans personnages et sans paroles.
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