« Malheureux le pays qui a besoin de héros » fait dire le dramaturge allemand Bertold Brecht à son personnage dans La vie de Galilée, suggérant que, contrairement à ce que nous croyons peut-être, le besoin de héros serait presque coupable et révélateur d’un véritable dysfonctionnement se répercutant dans l’imaginaire collectif. Dans ces conditions, faut-il voir dans la multiplication des références héroïques (fictives ou pas) dans notre société un signe de maladie ou du moins de malaise ? Les héros ont cependant toujours peuplé les représentations humaines et il s’agira d’interroger le sens, si ce n’est la légitimité de notre attachement à ces figures qui constituent autant de modèles, mais peut-être aussi des repoussoirs de notre propre humanité. L’évolution même de la figure du héros et des attributs qui le définissent (force, intelligence, ruse, argent... ?) semble elle-même révélatrice de changements profonds qui rendent notre fascination problématique voire discutable. Pouvons-nous vivre sans héros ?
Conférence - débat philosophique, gratuit, sur inscription à la librairie, au 05-55-34-45-54 ("Rayon Sciences Humaines", choix 5), ou par mail à [email protected]
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