une proposition autour de l'exposition Ses racines s'étendent jusqu'à 7000km
« Où l’on suivra ensemble un navire de la CMA CGM dans sa route sur le globe terre jusqu’à nous. »
Franco-marocaine née à Toulouse et élevée en Auvergne, mariam benbakkar est une photographe, vidéaste, autrice, performeuse et curatrice. Depuis son arrivée à Marseille il y a 11 ans, elle s’est passionnée pour Marseille et s’est plongée dans les archives afin d’en proposer des visites décoloniales depuis 2 ans. Elle est la co-fondatrice du collectif Filles de Blédards, avec lequel elle organise depuis 2018 des événements avec des artistes émergent·e·s autour des imaginaires post-coloniaux. Elle co-écrit depuis trois ans avec la chaîne Histoires Crépues les émissions « On Discute ! » : des débats mouvants, avec des anonymes, autour des questions politiques de racisme et discriminations en France. Elle aime travailler en intelligence avec d’autres artistes, penseur·euse·s, poètes et militant·e·s autour des questions de l’héritage colonial en France. L’idée étant que sa promotion et sa connaissance grandissent afin qu’il devienne un sujet incontournable dans le débat public et la prise de décisions politiques.
Aux côtés du film Chants Fantômes (projeté à la compagnie le 29.08) , et de l’installation Champs Fantômes (présentée dans l’exposition Ses racines s’étendent jusqu’à 7000km) se trouve un troisième volet de cette recherche récente de Nouria Behloul : une forme textuelle qu’elle lira ce soir.
Nouria Behloul explore les traces de la violence coloniale et impériale dans les corps (corps charnel, corps social et corps spatial) et les relations entre ces corps. Elle explore la poétique et la politique des structures sociales. Son travail comprend aussi bien textes, recherches, performances et curation. Elle a été présentée internationalement dans divers contextes. Depuis 2021 elle vit à Marseille où elle a dirigé la librairie Semiotext(e) Marseille et sa progra-mmation jusqu’en mars 2024. Elle est lauréate du programme Mécènes du sud 23/24 et du programme de résidence 24 de la Fondation Jan Michalski.
Seloua Luste Boulbina est philosophe et politiste, actuellement chercheuse associée (HDR) au Laboratoire de changement politique et social (LCSP) de l’université Paris Cité. Directrice de programme au Collège International de philosophie (2010-2016), elle a travaillé sur la décolonisation des savoirs. Chargée de séminaire (2005-2008), elle y a mené une étude sur l’articulation colonie-postcolonie. La dimension internationale et transdisciplinaire est une caractéristique de sa recherche qui porte, principalement, sur la consistance du concept de décolonisation et les vecteurs de son effectuation, arts, littérature, philosophie en particulier. Sa visée est de transformer non seulement les discours mais les langages, dans des textes qui peuvent relever de la "philosophie documentaire » comme dans Alger-Tokyo, des émissaires de l’anticolonialisme en Asie (les presses du réel, 2022) ou de la « philosophie buissonnière » comme dans Sortir de terre, Une philosophie du végétal (Jimsaan 2024/Zulma, 2025). Elle a dirigé et est l’autrice de nombreux ouvrages, notamment Les Miroirs vagabonds ou la décolonisation des savoirs (arts, littérature, philosophie), les presses du réel, 2016 ou Malaise dans la décolonisation, Terres éparses et îles noires, les presses du réel, 2025. Kafka’s Monkey and others Phantoms of Africa (Indiana University Press, 2019) a reçu un French Voices Award et Grands Travaux à Paris (La Dispute, 2007) a été finaliste du Prix du livre d’architecture. Elle a également écrit sur des photographes et des artistes, comme pour Algérie Indépendance, photographies de Marc Riboud, Le Bec en l’air, 2009. Son dernier texte pour un catalogue d’exposition porte sur « Tétanos » de l’artiste tunisienne Aïcha Snoussi au 32bis à Tunis (hiver 2025-2026) et s’intitule « Machines désirantes et lignes de vies ».
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