Débat citoyen autour des récits d'exils et transmission mémorielle (Arménie/Liban).
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Loghofète ou le prénom perdu, création du musicien et chanteur Fred Nevché avec la chercheuse et urbaniste Diala Lteif (université de Cambridge).
L’arrière-grand-père du poète, chanteur et compositeur Fred Nevché était orfèvre, il s’appelait Loghofète. Son arrière-grand-mère se nommait Satenik. Tous deux sont arrivés le 15 octobre 1923 au service sanitaire de quarantaine de Marseille, puis ont été conduits au camp Oddo, comme tous les réfugiés arméniens. Il avait 42 ans, elle 38, et avaient cinq enfants, Mariama, Haïk – le grand-père de Fred –, Haïk, Agop, Onnik et Garvis. De ce prénom, « Loghofète », Fred ne trouve aucune trace. Il semble que personne d’autre ne l’ait jamais porté. À la même époque, une autre famille arrive au port de Beyrouth, et passe par la quarantaine dite du Lazaret. Garabet, sa femme Herminée et leur enfants, Marlène, Boghos, Harout et Varouj. Ils s’installent dans le camp de Karantina. Diala Lteif, chercheuse libanaise en urbanisme à l’université de Cambridge, a rencontré leurs enfants et récupéré leurs histoires.
Fuyant le même génocide, deux familles se retrouvent sur deux rives de la Méditerranée.
À la recherche de ses origines, Fred retrouve Diala à Beyrouth. Ensemble, ils remontent le fil de ces vies aux marges de l’histoire. Loghofète, cet homme au prénom perdu, devient le symbole de tous les réfugiés. Une performance spectaculaire et hybride, mêlant documentaire, poésie, archives, musique et multimédia.
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