Si la guerre possède un temps propre, comment déterminer quand elle commence et quand elle s’achève ? Quels sont ses effets sociaux, et jusqu’à quel point est-elle capable de faire vaciller ce qui semblait tenir ? Comment les relations interpersonnelles (familiales, amoureuses ou amicales) se (re)construisent-elles en temps de guerre ? Comment l’ordinaire, structuré par les habitudes et les pratiques sociales, est-il bouleversé en période de conflit ?
Que signifie habiter la guerre, à l’heure où les populations civiles sont les plus touchées et où la ville elle-même devient une cible ? Dans un contexte de guerre hybride, où l’information devient une arme et les réseaux sociaux les témoins des vies ordinaires, que restet- il des formes de vie communes ? Et lorsque l’exil apparaît comme la moins mauvaise des solutions, comment penser le retour à une « vie normale », lorsque la guerre semble suspendue, mais que la paix n’est pas advenue ? Comment, enfin, habiter cet entre-deux, ce « clair-obscur » dans lequel « peuvent surgir les monstres » ?
Avec Abaher El-Sakka, Albert Dichy et Laura Ruiz de Elvira (sous réserve)
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