► Laurent Montagne
www.laurentmontagne.com
« Les textes n’ont rien perdu de leur poésie et de leur intensité… » Francofans
« Ton, écriture, interprétation façonnent une chanson pop des plus personnelle. » Longueur d’Ondes
« A la fois revendicateur et politique, le Drômois nous sert certaines perles musicales de suite reconnaissables et
impressionnantes… » Quai Baco
Épaulé par Pierre-Yves Serre (Horla, Mes Anjes Noires), Laurent Guillot et Cyril Douay (Poussin, The Chase), son ancien acolyte des Acrobates, Laurent Montagne poursuit sa route en format A4. Son dernier album « A quoi jouons-nous ? », mixé au studio Recall (Noir Désir : Des Visages Des Figures, Césaria Evora...) par Philippe Gaillot, a reçu le Coup de Cœur de l’Académie Charles Cros.
Sur scène, chansons rock sous tension alternent avec des chansons plus intimes sublimées par la fragilité de la voix de Laurent... « Les déjà vieux de demain », transporte avec une émotion rare et confirme qu’il ne faudra jamais se résigner. « Un homme et mort » et « Coloscopie d’un président » enterrent un genre d’engagement qui n’aurait pas dû se propager, à ce point, dans nos sociétés. Dans ces chansons, les distances s’effacent et les allers retours incessants, entre notre volonté d’ailleurs (l’hypnotique « Prony » et ses envolées musicales) et notre pudeur, apaisent.
Repéré en 2007 par Le Chantier des Francofolies, Laurent sillonne depuis les routes, Francofolies de La Rochelle, Alors chante, Pause Guitare, Printival, Café de la Danse... Il a fait notamment les 1ères parties de Gaëtan Roussel, Emily Loizeau, Jean Louis Murat, Mathieu Boogaerts, Thomas Fersen...
En parallèle, Laurent a également créé à partir de ses chansons un spectacle solo jeune public produit par Les Jeunesses Musicales de France et Les Francofolies de La Rochelle.
« C’est le Laurent nouveau qu’on découvre, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il décoiffe et sort des sentiers battus de la chanson formatée prête à consommer. Le temps lui appartient, et l’espace devant lui, avec des formules qui sont de purs diamants...» Alain Fantapié - Président de l’Académie Charles Cros
► ZOB
www.ozob.fr
Ne vous y trompez pas : l’univers de zoB’ ne se réduit pas à son pseudonyme. Il y a dans l'apparente provocation une élégante manière de lutter contre le désenchantement, la léthargie et autre politesse totalitaire dont joue ce poète invertébré version Cyrano : "toujours avec panache".
Une naissance précise, en solo, le 12 mai 2007, puis il se retrouve sur la scène des Découvertes du Printemps de Bourges en 2008, par un malentendu croit-il mais qui s’en trouve heureux. De multiples concerts jusqu’à la mort s’en suivent mais elle ne vint pas et il s’en trouve amusé.
En 2011, alors que la sortie de son premier livre est actée, zoB' décide sur un coup de front d'autoproduire son premier disque, le sympathique "décousu". Quelques foyers commencent à chantonner : "Putain c'est ça la vie, la vie c'est Marc Lavoine (ad lib)". Pour organiser le nouveau foutoir scénique zoB' fait appel au très sérieux Didier Super, le rendu se veut spectaculaire.
En 2012, zoB’ intègre - et chevaleresque, la pépinière d'artistes LaBelle Paloma : opération réussie et validée lors des Bars en Trans des Transmusicales de Rennes et autres Francofolies de la Rochelle (2013).
zoB’ le nie mais il le sait : son vers est solitaire, nostalgique, complice ou tendre mais il fuit toute mièvrerie par son allure punk et sa mélopée pamphlétaire. Vintage nonchalant, ce terrien taiseux détrousse les clichés, cogne le mou, bise l’absurde, parade et pirouette, dérange et déroute, percute et caresse. Et si la poésie coule aussi bien de sa bouche, c’est que l’espoir existe et que la source ne tarit pas.
Son phrasé s’acoquine de 2 musiciens aussi pittoresques que truculents : un étonnant beat box humain délivré par M.Gerbeck, Grand Orchestre de la Bouche à lui seul, véritable poumon musical du projet, et Dandy Punk, l'homme Basse (Contrebasse, Basse, MS10). Artistes zoB'ifiants, ils forment les contrepoints graves ou mélodiques au flow fluide et turbulent de zoB'. Le nouvel demi-album s’appelle "la vie presque belle" : pari aussi gonflé qu'aérien
LA VIE PRESQUE BELLE
"vapeurs de jazz" ouvre le presqu’album à la manière d’un rideau de pampilles sur un club enfumé. Domino de mots, listes qui se délitent, et voilà planté un paysage urbain quand la musique lorgne, première surprise, du côté de l'Afrique, balafon et guitare congolaise en tapis.
Puis la verve se rougifie, via un hommage aux premiers congés payés, défendus par Léo Lagrange : "la vie est là léo", dans le temps libre, le repos. Contrepied buissonnier aux exigences libérales et productivistes, nostalgie de combats sociétaux viscéraux, zoB’ invente la chanson slam rétro portée par les cuivres vocaux signés M.Gerbeck.
L’univers musical se fonde sur une base rythmique en béton beat box, ostinato obstiné, qui martèle et s’impose tandis que s’enrubanne et papillonne le slam léger, sussuré ou clamé de zoB’.
Les textes titillent l’auto-dérision : le corps versus cortex et la maladresse pataude dans "je danse comme un fossile", la lucidité viscérale de l’homme "décalé".
La liberté radicale, ça ose tout, c’est même à ça qu’on la reconnaît : "zèdobégébéka" et son titre imprononçable, un refrain chanson efficace, une rage quasi punk, un break percus-voix relevant du christique. Et l’on continue de «presque belle» : "la suite au prochain épisode" offre une lecture posée, presque scandée ou si peu, d’un texte de poésie contemporaine assumée sur ligne de basse latine et désossée et violoncelle sous émotion. Fin des hostilités.
Bref, la vie presque belle, le talent presque fou, la beauté presque ciel, le grand presque tout.
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