L'exposition propose une immersion dans les univers de trois artistes intimement liés à l'espace méditerranéen : Vanessa Fanuele, Olivier Daquin et Francis Picabia.
VERNISSAGE SAMEDI 16 NOVEMBRE À 18H .
Le parcours, guidé par une réflexion autour de la présence de Francis Picabia à Mougins à partir de 1925, sera mis en regard avec des peintures sur toile ou sur papier des deux artistes contemporains.
Au premier niveau les thèmes seront : intimité, exotisme et mondanité. Dessins, illustrations et photographies évoqueront les moments de détente en famille, mais souligneront aussi la participation active de Picabia à la vie mondaine. Le souvenir du jardin exotique dessiné par Picabia servira de lien avec la série de palmiers créée par Olivier Daquin. Ses peintures au cadrage serré sur les palmes recréent un univers végétal dense.
Après l’exploration du jardin, nous serons invités à pénétrer dans le château de Mai peuplé d’objets « les moins faits pour vivre en bonne intelligence mais qui finirent par s’entendre. » selon le témoignage de Germaine Everling. Vanessa Fanuele s’est inspirée de cet univers saturé pour réaliser des intérieurs dans lesquels de lourds rideaux dévoilent un motif végétal obstruant la vision.
Le parcours se poursuivra au second niveau avec l’évocation des Transparences. En effet de 1927 à 1935, Francis Picabia se lance dans une nouvelle série basée sur une superposition de silhouettes cernées par des traits virtuoses et vigoureux. Afin de rendre compte de cette partie de son oeuvre, 9 illustrations de la nouvelle fantastique Le Peseur d’âmes d’André Maurois seront présentées. Illustrations où les mondes animal, végétal et scientifique s’interpénètrent et se mêlent aux figures humaines.
Olivier Daquin proposera une série de peintures aux tonalités bleues, blanches et chair dans lesquelles la transparence semble dévoiler des mondes en superpositions et en mouvement.
Le travail de Vanessa Fanuele sur l’apparition d’un paysage à travers une fenêtre poursuit cette exploration de la superposition et met en avant une nouvelle fois la fragilité du seuil entre l’intérieur et l’extérieur. Conçues, pour certaines, pendant la période du confinement, ces oeuvres évoquent la nécessité ressentie par l’artiste de peindre des paysages mentaux afin de s’extraire de la seule vue de son atelier.
https://centredartmougins.com/
https://www.facebook.com/centredartmougins
Source : Open Agenda
0 Commentaire Soyez le premier à réagir