Carne
Et si on regardait la vie du côté de la mort ? Sans gravité mais sans détour, la chorégraphe nantaise Audrey Bodiguel signe un solo avec strass et compost,…
Seule en scène, en arabe (surtitré en français), Hend Jouda fait entendre une voix qui traverse la guerre sans la taire. Dans une langue tissée d’images simples et fulgurantes, la poétesse gazaouie dit la souffrance et la désolation mais célèbre sa farouche joie de vivre.
Ses poèmes, écrits après le 7 octobre 2023, portent la dévastation. Gaza est en ruines. Sans relâche, Hend Jouda cherche pourtant la lumière, un matin ordinaire, une enfant qui réclame encore cinq minutes de rêve, ces nécessaires « joies futiles » pour rétablir l’équilibre du monde. « Que signifie être poète en temps de guerre ? » À 43 ans, réfugiée au Caire avec ses enfants après avoir tout perdu, l’écrivaine incarne une réponse vibrante, par la force de sa poésie et son engagement culturel. Dans les paysages sonores et lumineux de Zouheir Atbane, elle et son irréductible foi dans la vie se tiennent debout, face à nous.
En coréalisation avec la Maison de la Poésie de Nantes
Les poèmes de Hend Jouda sont publiés aux éditions Héros-Limite (2025).
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