"Resto Dingo" Solo de clown musical - Une comédie fendue en deux
Résumé Être dans son assiette pour servir les clients, ce n’est pas de la tarte. Béchamel est le serveur historique du Sun Beach, frappé à force de servir des…
Archives des invisibles est un projet de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige en collaboration avec la Cinémathèque idéale des banlieues du monde.
Réunissant des cinéastes et des artistes principalement issu·es du pourtour méditerranéen (Maroc, Algérie, Tunisie, Égypte, Liban, Palestine) et de France, ce premier volet, réalisé à l’occasion de la Saison Méditerranée 2026, prend la forme d’une exposition présentée à KADIST Paris du 10 octobre 2026 au 9 janvier 2027, accompagnée d’une programmation de rencontres, de projections et de visites.
Avec
Namir Abdel Messeeh, Mohamad Abdouni, Kamal Aljafari, Ahmed Amer, Danielle Arbid, Cyril Aris, Kader Attia, Nader S. Ayache, Ismaïl Bahri, Mehdi Barsaoui, Éric Baudelaire, Kaouther Ben Hania, Afef Ben Mahmoud et Khalil Benkirane, Simone Bitton, Dominique Cabrera, Lana Daher, Alice Diop, Sofia Djama, Nabil Djedouani, Rana Eid, Souad El-Bouhati, Jihan El-Tahri, Mahdi Fleifel, Ahmad Ghossein, Alain Gomis, Tala Hadid, Annemarie Jacir, Bouchra Khalili, Yanis Koussim, Nadine Labaki, Sébastien Lifshitz, Laïla Marrakchi, Rayane Mcirdi, Najwa Najjar, Eliane Raheb, Amal Ramsis, Ghassan Salhab, Jayce Salloum, Elias Sanbar, Céline Sciamma, Zineb Sedira, Lina Soualem, Mohamed Soueid, Rania Stephan, Elia Suleiman, Virgil Vernier, Hady Zaccak, Rebecca Zlotowski.
L’idée initiale des Archives des invisibles accompagne Joana Hadjithomas et Khalil Joreige de longue date. Elle s’est nourrie de leur expérience de cinéastes et d’artistes, et de leur attention à ce qui échappe, à ce qui reste hors champ, aux images manquantes, enfouies ou oubliées. Leur pratique s’est toujours penchée sur les traces, les archives fragmentaires et les documents incomplets : des matériaux qu’ils cherchent à activer, à remettre en circulation, afin de leur permettre de raconter autrement pour interroger notre présent, les représentations qui le traversent et les récits qui façonnent nos imaginaires.
Avec Archives des invisibles, ils ont voulu déplacer cette réflexion vers un autre territoire : celui des images que les artistes et les cinéastes portent encore en eux. Des plans tournés qui n’ont jamais trouvé leur place dans un film mais demeurent vivants dans la mémoire de celles et ceux qui les ont filmés.
Le postulat des Archives des invisibles est simple : que deviendraient ces images, ces visages, ces paysages, filmés, aimés, puis laissés de côté, enfermés sur des disques durs ou dans des boîtes. Que pourrait-il émerger si, au lieu de rester invisibles, elles étaient partagées et réunies ? Chaque artiste et chaque cinéaste est ainsi invité·e à dévoiler puis confier une ou plusieurs séquences inédites et à les accompagner d’un témoignage qui en restitue le contexte, l’histoire et la mémoire. Pourquoi cette séquence continue-t-elle d’habiter son auteur·rice ? A-t-elle été écartée au moment du montage pour des raisons esthétiques, politiques, liées à la censure, ou narratives ? À qui appartiennent aujourd’hui ces images ? Et quelle foi plaçons-nous encore en elles ?
Archives des invisibles interroge plusieurs enjeux essentiels de la création : ce que nous choisissons de montrer ou de laisser hors champ ; les images auxquelles nous renonçons ; ce que signifie aujourd’hui transmettre, archiver et indexer ; mais aussi la manière dont des récits oubliés, des mémoires invisibilisées peuvent être réactivés. Ensemble, ces fragments dessinent ainsi une cartographie sensible et polyphonique des territoires, des récits et des esthétiques qui composent une aventure commune, une archive vivante, en perpétuelle construction.
Cette première itération réunit principalement des images d’artistes et de cinéastes provenant d’Algérie, d’Égypte, de France, du Liban, du Maroc, de Palestine et de Tunisie. Le fonds des archives est appelé à s’enrichir tout au long de l’exposition et au-delà de celle-ci, ouvrant le champ à des contributions issues d’autres époques et géographies, et questionnant sans cesse ce que peuvent les images dans un monde en effondrement.
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