Quelle promesse Dieu nous fait-il ?
Baptisé, en recherche de réponses sur la foi, ou simple curieux, ce parcours est une invitation à découvrir les fondements de la foi chrétienne. À partir du…
Cette journée vise à dépasser les discours désormais routiniers sur l'IA, à la fois fascination technophile et dénonciation automatique, afin d'ouvrir un espace d'enquête plus exigeant, à la croisée des sciences humaines, de la philosophie, des sciences cognitives et de la théologie. Le colloque interrogera l'IA non seulement comme outil, mais comme milieu, régime de rationalité, et environnement culturel, susceptible de reconfigurer la cognition humaine, ses gestes, ses temporalités et ses formes d'attention.
Que devient la cognition spécifiquement humaine, avec sa part de corporéité et de monde vécu, à l'ère de l'IA Sur fond d'une culture saturée par le double paradigme numérique (souvent associé à l'immatériel) et technoscientifique (souvent associé au matérialisme), cette question interroge le lieu même où se déploie la cognition. Elle engage le devenir de la cognition spécifiquement humaine, avec sa part de corporéité, telle que l'a notamment soulignée le courant de la « 4E cognition » (embodied, embedded, enacted, extended). Il s'agit de comprendre comment la pensée s'enracine dans un corps, un monde vécu, des relations et des pratiques, et comment l'environnement numérique reconfigure ses conditions d'émergence.
Le numérique n'est pas seulement un ensemble d'outils : il constitue un milieu qui façonne les manières d'habiter le monde, d'entrer en relation, de percevoir et de se rendre attentif. Cette question examine comment les dispositifs numériques transforment les régimes de présence, d'attention, de mémoire et de langage, ainsi que les formes sociales de la reconnaissance et de l'autorité. Elle ouvre une réflexion sur les effets anthropologiques, culturels et spirituels d'un environnement où l'expérience est de plus en plus médiée, calculée, filtrée et orientée par des architectures techniques. Comment comprendre l'IA au-delà d'un simple problème de "bon usage", et saisir ses effets anthropologiques, sociaux et spirituels
Comprendre l'IA au-delà du paradigme instrumental, c'est refuser d'y voir un simple outil neutre et reconnaître qu'elle agit comme une infrastructure qui organise la visibilité, la valeur, les normes et les comportements. Cette lecture masque pourtant l'essentiel : l'IA fonctionne comme une infrastructure culturelle, économique et politique qui redistribue la puissance, organise la visibilité, impose des critères de performance et transforme insensiblement nos manières de juger, d'apprendre, de désirer et de parler. Dans cette perspective, l'enjeu devient moins l'optimisation de l'outil que la reconquête d'un discernement situé, incarné et relationnel, capable de résister à la logique de l'évidence calculée, de l'évaluation permanente et de la réponse immédiate.
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