C’est dans l’architecture même d’un lieu que peut se lire son accessibilité. Invité par le Palais de Tokyo à produire un geste dans un de ses espaces particulièrement inaccessibles aux personnes à mobilité réduite, Joseph Grigely se saisit des questions de handicap et d'accessibilité qui s'y posent. Comment l’architecture du lieu pourrait-elle être modulée ? Que donnerait la rencontre entre un escalier et une rampe ? Comment l’accès pour chacun·e devient-il une responsabilité commune ?
Par un ensemble d’œuvres, l’artiste se charge ici de penser et tenter de concevoir une « prothèse d’accès », un outil à la fois conceptuel et matériel, à travers lequel il propose d’éprouver sa propre circulation dans le monde en tant que personne sourde, tout en esquissant des pistes pour rendre ce chemin plus accessible et signifiant.
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