Pourquoi se laisser enfermer par le genre sexuel quand on peut décloisonner, s’engager à ne réduire ni soi-même ni les autres ? Personnage symbolique féminin, masculin - ou les deux - toujours nu(e), à la fois par confort et par refus de la domination de la Normalité ; Famapoil est une proposition d’affranchissement.
Pourquoi se limiter à un seul médium ? Famapoil se filme, se raconte en bande dessinée, se met en scène en photographie et peint ses propres décors.
Pourquoi se cantonner au divertissement quand on ambitionne d’éradiquer la monotonie de la pensée unique ? Famapoil est incarné(e) par des femmes et des hommes, qui sont autant de variantes de sa personnalité, autant d’occasions pour l’auteure, Clotilde Salmon, d’observer et de critiquer le sexisme que notre société engendre en se conformant à des normes genrées.
Les moyens employés pour convaincre sont simples, radicaux, parfois insidieux. Ils s’inspirent des jeux de l’enfance, ceux auxquels on jouait, petit, dans sa chambre, avec des règles strictes qu’on balaye quand cela nous arrange ; un narrateur-acteur tout-puissant, à la fois marionnette et marionnettiste, partie prenante et prenant parti.
C’est un espace ouvert, un collectif, où collaborent différents artistes : peintres, vidéastes, comédiens, photographes, musiciens, écrivains...
Famapoil est visible sur Internet et s’immisce dans les galeries et les librairies, s’offre aux centres d’art, aux mairies, salles d’art et d’essais, et partout où elle/il pourra s’épanouir sans contrainte.
Famapoil s’inscrit dans le réel en questionnant notre rapport au monde. C’est une question d’organisation, comme disait la mère de Socrate en son temps.
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