Joyeuse turquerie…Il n’est pas si fréquent qu’une jeune fille et sa servante soient enlevées en pleine mer par des pirates, afin d'être vendues au désir amoureux d’un pacha et de son intendant. Ni que l’une et l’autre s’y refusent en espérant que leurs fiancés arrivent à temps pour les ravir et les libérer.C’est pourtant bien ce qui arrive à Konstanze, la fiancée de Belmonte, et à Blonde, sa servante, dont le prétendant Pedrillo, opportunément capturé avec les deux promises, est un utile jardinier du palais pour qu’ils puissent s’évader de cet Orient de fantaisie où il y a plus à rire qu’à trembler.Mozart est à son aise dans cette turquerie, où il peut allègrement enfoncer le méchant dans des graves redoutables et offrir aux fidèles amoureuses de vertigineuses prouesses vocales qui, en quelques airs, savent suspendre la comédie pour saisir le spectateur de l’émotion la plus pure et la plus sincère.
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