Pour cette carte blanche en deux soirées, Magic Malik ouvre le bal avec son projet Magic Malik Jazz Association. Flûtiste inclassable, aventurier des sons et des formes, il choisit ici de revenir aux sources : celles du jazz moderne, celui de Wayne Shorter, Sonny Rollins ou Thelonious Monk.
Mais attention ! ce n’est pas juste un hommage sage. Non — Malik et ses complices s’approprient ces thèmes, les revisitent avec fantaisie, sans tomber dans la redite, et avec ce brin d’humour et de liberté qui les caractérise.
Aux côtés de la trompette vive d’Olivier Laisney et des touches délicates (et fougueuses) du pianiste Maxime Sanchez, récemment finaliste de la Monk Competition, la formation s’engage dans une vraie aventure collective.
Le jeu de Malik, sa flûte, sa voix parfois, son souffle plein d’idées (« souvenir de Eric Dolphy et Booker Little dans un coin de la tête » comme il dit) donnent à cette soirée une couleur particulière : sérieuse sans se prendre au sérieux, ouverte sans s’égarer.
Ce premier soir, c’est l’occasion de savourer un jazz qui a de l’histoire, mais aussi beaucoup de vie. On se retrouve pour un moment à la fois élégant et libre, chaleureux et exigeant, fidèle à l’esprit de Magic Malik.
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