Travail de sculpture.Peter Buggenhout emploie des matériaux repoussants : poussière, détritus de toutes sortes, déchets industriels ou résidus organiques (crins, viscères). Il compacte et agglomère ces éléments déclassés, « informes » – selon le sens que donnait à ce terme Georges Bataille, référence littéraire chère à l’artiste. L’œuvre produite est un magistral travail de sculpture.Entre répulsion et fascination, l’œil est saisi par la force qui se dégage de ces amoncellements de matière : ils évoquent la décharge ou le reliquaire vaudou, le totem ou le paysage.La présentation de ces œuvres est une irruption du désordre – métaphore du chaos magnifique de la vie – au cœur du musée de la Chasse et de la Nature de Paris. Vous pouvez y voir une image du monde contemporain où, dans une dialectique de construction et de déconstruction, la corruption et la ruine de ce qui vous entoure composent l’humus du temps qui vous survivra.
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