Mozart : Symphonies n°2, 7, 26 et 36
Pour sa Saison Mozart, le Collège des Bernardins accueille Débora Waldman et l'orchestre Idomeneo qui interprèteront pour la première fois dans un même lieu et…
Elles seront présentes :
Dans sa lettre sur la littérature, publiée en juillet 2024, le Pape François nous livre en petit cadeau d'au-revoir, sa définition de la littérature comme lieu de relation, de rencontre. Pour lui, reprenant l'écrivain argentin Jorge Luis Borges, la littérature c'est essentiellement « écouter la voix de quelqu'un ».
Toute littérature est donc le théâtre d'une rencontre, a minima entre l'auteur et ses lecteurs. Qu'elle soit entre un homme et un autre, entre un homme et une femme, et parfois entre Dieu et son peuple, la relation commence par des mots. Qu'est-ce qui tisse cette affinité Plus fondamentalement, quel est le rôle des paroles dans la relation
C'est la question qui nourrit le dernier roman de notre invitée Alice Ferney, Comme en amour paru aux éditions Acte Sud. « On se rencontre quand on se parle ! Les mots fabriquent les liens, les relations sont dans les mots, ceux que l'on dit et ceux qu'on tient. »
Mais la littérature ne se contente pas de nous donner les mots pour parler, pour entrer en relation, ou pour comprendre les enjeux de la relation. Loin de nous couper du monde en nous enfermant dans notre livre, la lecture nous apprend à écouter, étape indispensable pour nourrir une relation. A fortiori, dans la littérature biblique, la parole divine, vivante, s'adresse à son lecteur à toute époque. Elle nous fait le récit de la relation d'alliance entre Dieu et son peuple, tout en nouant cette même alliance avec le lecteur qui ouvre son coeur à cette parole : « Ecoute, Israël » (Dt. 6, 4).
[Éliette Abécassis](<https://Eliette Abécassis : livres de l'auteur - La Procure>), femme de lettre et pétrie de la tradition juive pourra ainsi à double titre témoigner du rôle de la littérature, y compris biblique, comme école de la relation, dans ce dialogue avec Alice Ferney.
Prêtre de Paris, aumônier de l'École normale supérieure et enseignant au Collège des Bernardins, le père Maxime Deurbergue apportera le regard de l'historien de l'art et du théologien qui a longuement médité le mystère du Verbe fait chair. Fort de son accompagnement des étudiants, il pourra éclairer la manière dont la parole, celle des livres comme celle de l'Écriture, ouvre à la rencontre de l'autre.
Cette conférence s'inscrit dans le cadre d'un cycle de « Rencontres littéraires », sur l'année 2026-2027, au Collège des Bernardins.
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