Vernissage et visite guidée - Galerie Modern Art
Modern Art Paris a le plaisir d’annoncer la quatrième exposition de Richard Aldrich avec la galerie, sa première exposition personnelle à Paris. Présentée à la…
Modern Art Paris a le plaisir d’annoncer la quatrième exposition de Richard Aldrich avec la galerie, sa première exposition personnelle à Paris.
Présentée à la Place de l’Alma, L’Orange rassemble un ensemble de peintures récentes de Richard Aldrich, mis en regard de sculptures et d’une installation. Souvent contemplées sur de longues périodes, ses peintures occupent l’espace fugitif de notre présent immédiat, captant notre attention pour la raviver sous une forme spectrale et insaisissable. Les peintures d’Aldrich se présentent comme des traces physiques de l’éphémère et du contingent, faisant émerger la manière dont une expérience tactile ou une sensation peuvent se réactiver dans la mémoire. Les couleurs semblent s’élever, se déplacer et se déformer au moment où elles entrent en contact ; un emboîtement de réalités qui revêt parfois une dimension jubilatoire, voire extatique. La relation expansive qu’Aldrich entretient avec la couleur trouve son prolongement dans la dernière salle, où l’orange qui donne son titre à l’exposition investit le sol sous la forme d’un feutre orange vif, conçu par l’artiste comme « une sorte d’état psychologique de calme ou d’extase ». Dans d’autres œuvres, objets et matériaux trouvés s’inscrivent à la surface du support, où motifs et associations apparaissent par fragments.
Les œuvres opèrent comme des doubles expositions du temps et de l’espace, à travers lesquelles Aldrich reconfigure le familier, faisant du vécu le lieu d’une expérience renouvelée. Dans cet ensemble complexe d’associations personnelles et visuelles, le travail d’Aldrich fait émerger un sentiment de porosité, non seulement du monde matériel tel qu’il est perçu, mais aussi du consensus que nous construisons autour de celui-ci, lequel se trouve progressivement défait pour laisser apparaître une réalité plus proche de la manière dont notre perception du monde est en perpétuelle évolution. À propos de cette relation entre l’œuvre et le regardeur, Aldrich explique : « Ce qui est important, c’est que l’œuvre mette en place une sorte de scène dans laquelle le spectateur est responsable de sa propre navigation. Les peintures sont présentées, mais elles deviennent ces miroirs qui basculent entre le reflet de moi-même et celui du spectateur. »
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